ORIGINE DU VILLAGE TIGOUNATINE.
ORIGINE DU VILLAGE ou
« tadarth en berbère »
Le village a été constitué en premier lieu par la
famille Akrour dans les années 1830 – 1840. Une information que j’ai recueillie
auprès de mes interlocuteurs, et en me basant sur l’un de nos aïeux venus au
village, deux ans après sa naissance à Lakhouabi en 1841.
Comme leurs champs se trouvaient loin du village de
Lakhouabi, ils ont décidé d’emménager progressivement à Tigounatine pour
réduire le trajet qui les séparait de leurs champs. Ils évitaient ainsi une
pénible ascension quotidienne. Dans un premier temps, l’enceinte du village
était utilisée comme lieu de dépôt, les provisions étaient entreposées dans des
huttes de branchage ou de chaume (idhlas) conçu à cet effet, une sorte de
« laazib ». C’était parfois un lieu de campement pour la nuit, notamment lors
de la récolte des olives en plein hiver. Progressivement, d’autres familles
venues de tous les horizons les ont suivis. Il y a entre autres : Ath Lalam,
Beni-Maouche, Ith-Moussa, etc.
Ces familles sont les suivantes : Benlalam,
Ferroukhi, Hamouchi, Talbi, Benbessa, Belkouk, Moussaoui, Mamou, Bouda,
Benchikha, Benkerri, Menaa, Dalioui. Les autres familles telles que : Benbalit,
Ayati, Beroual, Bendali, etc. très minoritaires, se sont installées entre-temps
sous la protection des anciens. En contrepartie, ils leur offraient au besoin
leurs forces de bras, notamment en période de labourage, lors des moissons,
pour la cueillette des olives et des figues, pour le ramassage du bois de
chauffage, pour le pâturage des animaux (chèvres), etc.
Fondamentalement, le
village de Tigounatine est constitué de deux grandes familles : la famille
AKROUR et la famille BENLALAM. Les autres familles, appelées Ithaazir, se sont
établies dans le village sous la protection de la famille AKROUR et font partie
intégrante de la communauté. Ils se rassemblent pour discuter et prendre des
décisions sur divers aspects de la vie du village, notamment sur son
organisation et son fonctionnement. Une partie de la famille BENLALAM a été
introduite dans le village par leurs cousins ou parrains qui les ont précédés
et acceptés dans la communauté. Dans l'ensemble la communauté villageoise
vivait en harmonie, malgré quelques rares escarmouches. La solidarité était une
valeur clé, de sorte que lorsque quelqu'un perdait un animal, la communauté
remboursait intégralement la perte. Les sages du village réglaient
automatiquement tout différent entre les citoyens.
Ils décidaient également des débuts de
récoltes, que ce soit pour les olives, les figues, le labourage, les moissons
etc. Une entente cordiale, ou chacun rempli son rôle et sa fonction dans le
respect de l'autre. C'était une époque difficile à tous points de vue.
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